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Guillaume raconte LFC – Aston Villa

Loin de la ferveur du centre ville, Anfield tance. Les Reds sonnés, saluent l’ouverture du score adverse dans un grondement sourd. Le Liverpool FC est la fierté et la vitrine de cette ville au passé industriel et maritime. Il fait partie de la race de club mythique supporter par delà les frontières. Son antre légendaire est ce que l’on peut appeler une cathédrale du football. En cette fraîche soirée d’été, j’ai la chance d’assister à la 4e journée de Premier League. En Avril 2011, j’avais déjà foulé les travées d’Anfield pour assister au retentissant succès (5-0) des Reds contre l’équipe de Birmingham City, reléguée la même saison. Un tel pèlerinage est possible par l’intervention de la French Branch. Cette association française des supporters du Liverpool FC facilite l’obtention de ticket et organise des déplacements groupés de supporter.

A l’approche de cette citadelle de fer rouge construite sur les bords du Stanley Park, légion de sentiments se bousculent. Passion et émotion, curiosité et impatience sont ceux qui prédominent. Accompagnés de mille et un fans tout de rouge vêtus, un liverbird brodé sur le cœur, c’est d’un pas rapide que je gagne les grandes portes qu’indiquent mon ticket. Plus imposant que Bramall Lane, Anfield peut vite devenir un enfer pour les équipes adverses. Cette enceinte de près de 40 mille places paraît moderne et traditionnelle d’extérieur, une impression qui suinte à merveille avec l’image de la « Merseyside City ».

Je pris place au beau milieu d’une immense tribune communément appelée le Spion Kop. Un mur de près de 16.000 places, composé des supporters les plus fidèles au monde. Les acteurs s’entrainent sous mes yeux pour un dernier échauffement avant la représentation finale. A l’annonce des compositions, les cris commencent à retentir comme les chants aussi bouillonnant qu’entraînant. L’ambiance monte d’un cran quand vient l’heure du coup d’envoi. Des hordes nerveuses de fans font irruption dans tous les coins du stade ne laissant aucun siège vide. Le célèbre « You’ll Never Walk Alone » retentit. Cet hymne à la solidarité est repris en chœur par un stade en transe. L’ambiance est frénétique au sein de cette tribune, source de toute cette fantastique agitation, faisant face au minuscule parcage visiteur. On applaudît un tacle rugueux comme une succession de passes rapides, une action dangereuse comme un dégagement salvateur. Tout cela sans arrêter de chanter à la gloire du club et de ses héros. Le 12e homme est une réalité indescriptible à Anfield, plus que nulle part ailleurs dans le Royaume.

Le match débute en catastrophe pour les Reds puisque suite à un cafouillage dans la surface de réparation le diable d’Agbonlahor glisse le ballon au fond des filets. Une course contre la montre commence alors pour les hommes de Brendan Rodgers. Peu rassurants derrière et encore moins inspirés devant, les assauts rouges sont repoussés les uns après les autres par une défense d’Aston Villa solide et regroupée. La tension monte en tribune comme sur le terrain. Finalement le score ne bougera pas et Liverpool s’incline a domicile face à une vaillante formation de Birmingham.

La dure réalité du score plombe le moral de bien des fans ce soir mais cette équipe a des ressources et un potentiel incroyable. Un sursaut d’orgueil est attendu dès demain soir pour leur retour en Ligue des Champions face au club bulgare de Ludogorets. La saison est longue et réserve encore bien des surprises. YNWA​

Guillaume.

Julien GRÈSGuillaume raconte LFC – Aston Villa