Steven Gerrard, souvenirs d’un maillot.

Champion d’Europe un an plus tôt, vainqueur de la F.A. Cup, les reds quittent Reebok pour Adidas. Le premier maillot du nouveau partenariat est passé près de la légende. Chronologie à part,  le premier souvenir qui me vient c’est l’arrivée de Fernando Torres. Cheveux blonds brushingués, posant dans Anfield, baby face… Rafa est ravi, nous aussi.  Il en aura mis des buts important sous ce maillot, à Milan contre l’Inter, contre Arsenal aussi lors d’un quart de finale de très haute volée.Passé Torres il y a aussi ce 8-0 infligé à Besiktas, pas la peine de rappeler que c’est toujours le plus gros écart d’un match de C1, n’est-ce pas ? Un Community Shield, l’arrivée de la belle Claire Rourke à LFCTV, le ciseau retourné de Peter Crouch face à Galatasaray, une finale de Ligue des Champions perdue contre le Milan A.C.. Et puis, et puis…

Et puis une autre demi-finale contre Chelsea, pas de but fantôme, pas de victoire en finale, mais une des plus belles qualifications. Anfield est en fusion, de quoi refaire trembler Chelsea, comme en 2005. 22ème minute, coup franc pour Liverpool, à gauche, Anfield Road End. Zenden et Gerrard au ballon, Crouch, Agger dans la boite. Non, pas de centre, un ballon fort, à terre de Gerrard pour Agger qui reprend du gauche et marque. Liverpool est de retour dans le match, et a ce moment, tient 71% de possession. Les blues vont pousser, Drogba, Kalou, Obi Mikel tous dangereux, il faut un grand Carragher, un grand Liverpool. Avant de marquer un but « déclaré » hors jeu en prolongation, Kuyt avait frappé la barre, score final 1-1, tirs aux buts. Zenden, Alonso, Gerrard et enfin Kuyt marquent, Reina sort deux pénalties, Liverpool est en finale. Benitez a encore eu Mourinho, Anfield a encore eu Chelsea, deux ans après.

Si la presse a une nouvelle fois tiré les louanges d’Anfield, à raison, ceux présents dans les tribunes avaient de quoi vibrer. Sur mon vieux livre je regarde les notes et les appréciations des joueurs données par le Daily Mirror ce jour-là. 8 pour Carragher et je cite : « Le rock sur lequel Liverpool est bâti. ». 8 aussi pour Gerrard, « Au cœur de tout, vous pouviez voir sur son visage que ça allait être la guerre. ». Dans un match d’une telle importance, d’une telle intensité, ce sont les deux scousers de l’équipe qui obtiennent les meilleures notes. Ce soir du 1er Mai 2007, 3 ans ( à peu près) après l’arrivée d’Abramovitch, Liverpool et ses working class fans ont assumé leur légende. Walk on !

Jacques Santucci

La RédactionSteven Gerrard, souvenirs d’un maillot.