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Histoire

HISTOIRE EN BREF…

Liverpool Football Club est fondé le 15 Mars 1892 suite à un désaccord financier entre Everton Football Club et John Houlding le propriétaire du terrain d'Anfield, utilisé jusque là par le club rival Everton. Liverpool débute alors dans le championnat du Lancashire (le Lancashire est le comté du Royaume-Uni ou ce situe la ville de Liverpool), puis Liverpool FC sera admis en championnats d'Angleterre en 1893 et remportera son premier titre en 1901.

En 1959, Liverpool accueille son nouveau manager Bill Shankly, qui décide que les joueurs seront vêtu tout de rouge afin d'impressionner l'adversaire. Le travail de Shankly porte ses fruits et le club retrouve la première division et obtient de nombreux titres nationaux notament le FA Cup en 1965. C'est en 1973 que Liverpool se fait un nom parmi les plus grandes équipes d'Europe en remportant la Coupe UEFA face à Bourousia-Munchin Gladbach.

Puis sous la direction de Bob Paisley et plus tard de Joe Fagan, Liverpool FC va se faire un palmarès de légende, notamment grâce à quatre succès en Coupe des Clubs Champions durant la période 1977 à 1984. Mais un événement dramatique va se produire, durant la finale de 1985 opposant Liverpool à la Juventus a lieu le Drame de Heysel, qui entraîne la mort de trente-neuf supporters. Cette folie des hooligans va empêcher les clubs anglais de participer aux compétitions européennes durant cinq ans. Quand à Liverpool, le club devait être lui aussi écarter des compétitions européennes pendant une décennie, mais cette sanction sera réduite à six ans.

C'est alors au tour de Kenny Dalgish de prendre les rênes du club, il permettra à Liverpool d'obtenir ces derniers succès majeur sur la scène nationale, mais en 1989, le club est encore frappée par une tragédie, celle de Hillsborough où quatre-vingt-seize supporters trouvent la mort. Dalgish laisse place à Graeme Souness puis à Roy Evans mais aucun des deux ne réussira à rivaliser avec les success du passé.

Gérard Houllier est alors nommé manager du club, il réussira en 2001, un incroyable grand chelem en remportant cinq trophées avec l'unique triple des coupes (League, FA et UEFA), de plus Michael Owen obtient le Ballon d'Or. Le 13 Octobre 2001, lors d'un match contre Leeds United, Gérard Houllier est victime d'un malaise cardiaque et devra subir une lourde opération et mettre ces fonction à Liverpool de côté. Quelques mois plus tard, il effectue un retour triomphal à Anfield. En 2003 malgré une victoire en Coupe de la Ligue et une seconde place en championnat, l'histoire d'amour entre Liverpool et Houllier se termine. A la fin de la saison 2003/04, son contrat n'est pas renouvelé et il sera remplacer en 2004 par Rafael Benitez de Valencia. En 2005, Liverpool reportera donc sa cinquième Ligue des Champions aux tirs aux buts face à AC Milan, après avoir été mené 3-0 à la mi-temps.

En Octobre 2006, Kenny Daglish a été élu comme joueur ayant le plus marqué le KOP devant Gerrard, Rush, Fowler et Barnes et Liverpool à gagner leur 7e FA Cup face au Hammers de West Ham au tire au butes dans une finale legendaire. Puis en 2007, Liverpool se retrouve en finale de la Ligue des Champions face une nouvelle fois au AC Milan, cette fois ci, les Reds s'inclineront 2-1... à suivre.

 

Ici vous trouverai le premiere parti de notre longe et ilustre histoire, les autres articles vas etre publié par le suite alors revenir souvent pour decouvrir plus sur le plus grand équipe de foot anglais, Liverpool Football Club. 

 
L’histoire du plus grand club anglais de tous les temps est une histoire particulièrement passionnante, riche en épisodes glorieuses, en victoires, en trophées, en matchs épiques et en dates importantes qui ont jalonné l’histoire du football anglais et européen, bref, en tout ce qui fait rêver n’importe quel amateur de football autour du monde.

Cette histoire que beaucoup d’autres clubs, et non les moindres, nous envient est certes un motif de fierté pour nous, supporters de ce magnifique et unique club, mais également une médaille d’honneur et un signe de respect que nous devons aux grands hommes qui ont contribué, chacun à sa façon et dans son domaine, à bâtir la légende du LIVERPOOL FOOTBALL CLUB.

Cependant, la complexité et l’immense richesse de l’histoire ne sont pas les seuls atouts de ce club hors pair qu’est le géant de la Mersey. Car aussi fascinant et aussi resplendissant que peut être notre passé, il ne saurait éclipser notre présent, et encore moins notre avenir : le LIVERPOOL FOOTBALL CLUB est un club vivant.

Et c’est justement dans cette optique que je vous présente les différents articles de cette rubrique, consacrés à notre lustre d’antan au départ, avant de devenir des chroniques retraçant nos dernières victoires à la fin de chaque saison par la suite.

En effet, la nostalgie que nous éprouvons en découvrant l’âpre lutte de John Houlding lors des années précédant et suivant la fondation de notre club, la fierté que nous procurent les premiers titres remportés, le début de l’épopée sous la direction de Bill Shankly et les sommets atteints avec Bob Paisley sont autant de raisons pour nous tourner résolument vers l’avenir au lieu de nous replier sur un passé, radieux certes, mais insuffisant pour maintenir notre club légendaire en vie : le LIVERPOOL FOOTBALL CLUB ne vit que par les trophées qu’il remporte. Tel est le message des grands serviteurs de ce club, et telle est la quintessence de leur vision de son avenir ; comme les générations du passé, chaque génération qui porte ou portera la tunique rouge frappée du Liverbird doit, à son tour, apporter sa pierre au grand édifice légué par les grands des différentes époques.

C’est pour cette raison que je m’abstiens de faire état de notre impressionnant palmarès aujourd’hui, plus de 115 ans après la fondation de notre club, laissant ainsi à mon lecteur le soin de le mettre à jour au moment où il lit ces différents articles dans 10, 15 ou 20 ans ...

QUE LA SAGA COMMENCE ...
 
1892 IL ÉTAIT UNE FOIS UN CLUB NOMMÉ LIVERPOOL ...

Parler de la création de l’emblème du football dans le pays du football, c’est parler de deux très grandes histoires : celle du jeu et celle de la naissance d’un géant. Mais il ne faut pas oublier qu’une petite histoire (une dispute concernant le loyer d’Anfield) était à l’origine de l’une des deux grandes (celle de la fondation d’un club qui marquera l’histoire du jeu).

Pour que petite et grandes histoires ne soient pas mêlées, nous allons faire attention aux différentes dates et être aussi précis que possible.

Née dans l’Angleterre médiévale, la première forme du football avait donné lieu à beaucoup de débordements avant d’être interdite.

Reprise au XIXème siècle dans les Public Schools et codifiée par la Football Association fondée en 1863, la forme que nous connaissons actuellement a connu son premier succès populaire et son premier développement hors des collèges dans les régions rurales du centre de l’Angleterre. La raison qui a aidé au développement de ce nouveau sport dans ces régions et qui explique en même temps son arrivée tardive à Liverpool était simple : la facilité de rassemblement dont bénéficiaient les travailleurs syndiqués de l’industrie manufacturière de ces régions, contrairement aux travailleurs et dockers de Liverpool qui, n’étant pas syndiqués, ne pouvaient pas se rassembler aussi facilement.

En outre, la structure industrielle singulière du plus important port anglais sur l’Atlantique était probablement la cause de l’instauration tardive du samedi après-midi chômé sur les bords de la Mersey par rapport aux autres grandes villes manufacturières. Était-ce la nature du commerce maritime qui exigeait plus de travail ? ou bien l’absence de syndicats capables de défendre les ouvriers a-t-il fait traîner les choses ? Quoi qu’il en soit, le résultat était là, tangible et exprimé en chiffres : lors de la saison 1879-1880, 811 matchs ont été disputés dans la ville de Manchester cotre ... 2 seulement à Liverpool.

Néanmoins, cette arrivée tardive de ce nouveau sport sur les bords de la Mersey n’était pas du tout un obstacle à son développement, bien au contraire, il a très vite pris le dessus sur les autres sports pratiqués dans la ville. Car d’autres sports collectifs étaient déjà bien connus puisqu’à cette époque-là, les chrétiens prônaient le sport pour la santé morale et pour la foi ; partant de l’idée que les jeunes garçons pouvaient être mieux orientés sur le chemin du bien-être religieux par une passion saine pour des jeux de compétition entre équipes, ils essayaient de promouvoir le sport dans les classes populaires de Liverpool. Ils ont commencé avec le cricket, le sport des gentlemen colonisateurs, et le Base-ball, mais ces sports n’ont jamais eu le succès escompté parce que les gens demandaient un jeu plus physique. Et c’est probablement là qu’on peut trouver l’explication de l’immense succès et de l’ascension fulgurante du nouveau sport à Liverpool. Il suffit de rappeler que la ville qui ne comptait que 2 clubs en 1878, en avait 151 en 1886.

Je crois qu’on peut dire, sans aucune exagération, que la cité du nord-ouest de l’Angleterre a eu le coup de foudre pour le football dès la première rencontre ... la suite n’était qu’une longue histoire d’amour. Cette réalité historique, indéniable, constitue un point capital dans l’histoire du football anglais : depuis ses premiers débuts, le football a élu domicile sur les rives de la Mersey, c’est là-bas qu’il a été le mieux accueilli et qu’il s’est senti vraiment chez lui. Et c’est de cette passion extraordinaire et de cet engouement hors norme qu’est né l’emblème de ce football. Liverpool n’a pas attendu la naissance de son géant pour s’attacher au nouveau sport, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit : son grand amour pour le football lui a permis de se doter d’un club que le monde entier lui envie aujourd’hui.

Pour confirmer ce rapport de cause à effet, il suffit de savoir ce que pensait Bill Shankly de l’ambiance et du public d’Anfield au moment où le club débutait sa grande épopée, à l’époque où notre club n’avait pas encore le palmarès et le nom qui faisaient peur aux autres équipes comme à la fin des années 70 et au début des années 80 ; à cette époque-là le public d’Anfield valait, à lui seul, un point (sur les deux que donnait la victoire jadis). C’est justement ce public qui a porté notre club à bout de bras pendant de longues années en l’accompagnant sur le chemin des premières victoires sur les scènes anglaise et européenne, et c’est toujours lui qui est son principal atout aujourd’hui.

La passion des Scousers pour le ballon rond n’est donc pas à démontrer, ni dans les temps modernes où elle a été associée aux victoires du LIVERPOOL FOOTBALL CLUB, ni autrefois où l’on ne savait pas encore ce qu’était un club professionnel.

Au mois de mai 1870, lorsque la construction de la Sunday school de Saint Domingo sur Breckfield road north avait précédé de deux mois la construction d’une chapelle méthodiste adjacente du même nom, il était difficile de prévoir l’importance de cet endroit qui allait donner naissance, quelques années plus tard, aux deux plus grands clubs de la ville.

En 1878, le révérend Chambers, un des principaux acteurs encourageant le sport dans les milieux populaires, créa le Saint Domingo, un club de football associé à sa paroisse. Au début, ce club n’était qu’une extension des activités centrées sur le cricket organisées autour de son église. Choisissant Stanley Park et ses pelouses publiques comme terrain, le nouveau né a décidé de changer de nom un an plus tard pour porter le nom du quartier de son église, le Saint Domingo devint ainsi Everton football club. Cependant, l’équipe ne se réunissait pas à l’église, mais dans un hôtel, The Queen’s Head, à Village Street, une rue adjacente à « l’ancienne maison de caramel d’Everton ». C’est à cela qu’Everton doit son curieux surnom « The Toffees ».

En 1880, Everton jouait dans la Lancashire league, utilisant les terrains de Stanley Park pour les matchs à domicile.

En 1882, le premier championnat des environs de Liverpool fut créé, il s’appela Liverpool and district association. Il n’était pas encore rattaché à la Lancashire league. Celle-ci, plus prestigieuse, était dominée par les villes de l’est du Lancashire, villes productrices de coton.

Voyant que la fièvre du football gagnait la classe ouvrière partout en Angleterre depuis le début des années 80, et que les foules assistant aux matchs grandissaient, notamment dans le nord-ouest, la League de football établit une nouvelle loi en 1882. Cette nouvelle loi stipulait que chaque club participant à une league devait jouer sur un terrain doté d’un périmètre externe clos pour les matchs à domicile.

Pour répondre à cette exigence, le board (l’équipe dirigeante) d’Everton s’est réuni au Sandon Hotel, propriété de John Houlding, un Irlandais, amateur de football, self made man ayant la majeure partie de ses activités dans le domaine de la brasserie et notable politicien conservateur de Liverpool. Au cours de cette réunion, il fut décidé de louer un terrain à Priory Road, au nord de Stanley Park (en fait, il s’agissait d’un petit champ délimité par des cordes). Mais le club n’y est pas resté longtemps ; des plaintes de voisins concernant le bruit fait par les supporters l’ont obligé à le quitter. Everton s’est retrouvé ainsi sans terrain.

jh                        JOHN HOULDING 


Houlding n’a pas tardé à réagir, il est allé voir un collègue brasseur, un certain John Orrell, qui possédait un terrain entre Anfield Road et walton Breck Road. En louant ce terrain pour y installer Everton à partir de 1884, John Houlding était en train de créer, sans le savoir certainement, un nom mythique. Car la réputation du stade qui sera construit sur ce terrain dépassera les frontières de l’Angleterre, du Royaume-Uni et même de l’Europe toute entière. Anfield Road est un nom qui fera le tour du mode au XXème siècle.

Everton joua son premier match sur ce nouveau terrain le 28 septembre 1884 contre Earlstown, il fut gagné 5 - 0. Mais cette victoire sportive n’était rien à côté du grand succès financier et de la prospérité qu’a connus le club dans les années qui ont suivi son installation. Ils faut dire que les spectateurs commençaient à venir par milliers, et comme il était impossible pour certains, qui se trouvaient derrière les autres, de voir ce qui se passait sur le terrain, le club a construit des tribunes autour du terrain pour que le public y voie mieux. À partir de là, on peut parler de stade et non plus d’un terrain. Quant aux joueurs qui faisaient remplir ce stade, ils étaient devenus professionnels depuis 1885.

Tout cela n’allait pas de soi. Everton devait, en grande partie, sa prospérité et sa solidité financière à son président. John Houlding n’était pas seulement un businessman ayant pignon sur rue à Liverpool, il était également député du parti conservateur, membre du conseil municipal et, plus tard, Maire de Liverpool, et il est fort douteux qu’Everton eût été un des membres fondateurs de la Football League sans l’aide, la gestion habile et le savoir-faire de son président. Pourtant, tous ces efforts seront vite oubliés par la plupart des membres du board comme on le verra plus loin.

Mais restons pour l’instant avec la Football League et sa création qui représente, dans l’ordre chronologique des événements, l’étape suivante pour le club.

L’incertitude concernant les dates des matchs constituait un sérieux problème à cette époque-là. Les différentes mises à jour du calendrier liées aux difficultés de déplacement qu’avaient certaines équipes ont commencé à indisposer certains supporters. Il faut dire qu’aller jusqu’au stade pour entendre dire que l’équipe adverse arriverait avec quelques heures de retard (ou n’arriverait que le lendemain) n’avait rien d’amusant pour un travailleur qui venait se délasser un peu après une semaine de travail. Pour remédier à cette situation, 12 hommes d’affaires propriétaires de clubs dans le Midlands et la Lancashire ont décidé de fixer la date des matchs de la même façon que le English county cricket club. Le 17 avril 1888, au Royal Hotel à Manchester, ils se sont mis d’accord pour établir une liste régulière de matchs sous les auspices d’une nouvelle instance, nationale, la Football League. Alex Nibet représentait Everton à la première réunion de cette nouvelle association, réunion à laquelle Bootle FC n’était pas représenté puisqu’il n’était pas admis au sein de la nouvelle association bien qu’il ait été plus établi, qu’il attirait plus de spectateurs et qu’il possédait un stade plus grand que celui d’Everton. Encore une fois, on est tenté de voir la main de John Houlding derrière l’admission de son club, sinon, comment peut-on expliquer qu’Everton ait été admis alors qu’un club comme Bootle ne l’a pas été ?

Ainsi, lorsque le championnat anglais a démarré lors de la saison 1888-1889, Everton était l’un des 12 clubs ayant participé à cette première saison. Anfield était l’un des premiers stades à accueillir les matchs de ce championnat. Pour l’histoire, on peut rappeler que le tout premier samedi, le 8 septembre 1888, Everton y accueillait l’équipe d’Accrington.

En 1889, Anfield a pris une dimension nationale en accueillant une rencontre internationale opposant l’Angleterre à l’Irlande. Désormais, saison après saison, ce stade rapportera toujours plus d’argent à Everton ; avec un calendrier de matchs connu à l’avance et l’arrivée du samedi après-midi chômé à Liverpool en 1890, les spectateurs viendront en masse à Anfield Road.

C’est à la fin de cette même saison 1889-1890 que le conflit opposant John Houlding à certains membres du board était devenu un conflit déclaré. La question du loyer d’Anfield n’était qu’un point parmi d’autres. Pour comprendre les points de vue des deux côtés, on peut résumer en disant que le président d’Everton croyait légitimement qu’il devait être récompensé de ses efforts administratifs et financiers facilitant l’ascension de son club, alors que d’autres membres voyaient en lui un opportuniste qui essayait de profiter financièrement de son club.

Le président du club faisait-il la distinction entre Everton le business qui y était rattaché ? Je ne le pense pas ! Car dans l’esprit de l’homme d’affaire qu’il était, les deux étaient forcément inséparables. Everton était un projet comme un autre, un projet à deux facettes certes, mais un projet comme il pouvait en avoir dans le domaine de la brasserie ou en politique : un projet qu’il fallait mener à bien. Et c’est justement dans cette volonté de réussir tout ce qu’il entreprenait qu’il faut, à mon avis, chercher la faille. Si John Houlding n’était pas très impliqué personnellement et financièrement dans son projet, et s’il avait pris un peu de recul pour discuter davantage avec les autres membres du board, les choses auraient pu se passer autrement et les problèmes (notamment celui du loyer) auraient été réglés plus facilement. Mais devant cette supposition, une question subsidiaire apparaît : s’il avait agit différemment, Everton aurait-il connu un pareil succès ? Non, répondrais-je, parce que le contexte historique ne l’aurait pas permis. Rappelons-nous de la ruée du public vers le nouveau sport et de son engouement extraordinaire pour ce qui n’a pas tardé à devenir le sport roi. Un autre club (comme Bootle par exemple) aurait parfaitement pu récupérer ce public si Everton n’avait pas répondu à ses attentes en devenant, très vite, un club majeur non seulement dans la ville, mais dans le pays tout entier (en participant au championnat national dès son lancement).

Quoi qu’il en soit, et pour ne pas essayer de refaire l’histoire plus d’un siècle plus tard, reprenons dans l’ordre chronologique les différentes épisodes qui ont conduit les deux parties à ce conflit ouvert, avant de voir comment cette crise et son dénouement, que représente le départ d’Everton d’Anfield, ont donné naissance à notre club.

Depuis 1884 et l’installation d’Everton à Anfield, certains membres ont commencé à soupçonner Houlding de vouloir mettre la main sur le club ; il agissait comme agent du propriétaire (son ami John Orrell) et il était propriétaire d’un terrain attenant. Pour eux, le club était chez Houlding en quelque sorte, alors que pour Houlding c’était la seule solution qu’il avait trouvée lorsque le club a perdu son terrain à Priory Road.

Dans son quartier où Houlding était connu comme « le Roi John d’Everton » on trouve, même aujourd’hui, quelques points de repère qui nous le rappellent comme la rue portant son nom « Houlding Street ». C’est une rue très courte au coin de laquelle est situé un pub : le ' Sandon '. Ce pub avait appartenu à Houlding à cette époque-là. Le président n’a pas hésité à faire bénéficier son club de sa propriété où il a dirigé, dans le pavillon réservé au jeu de ' bowls ' situé derrière le pub, beaucoup de réunions de son club. L’endroit avait servi également de vestiaires pour les joueurs pendant plusieurs années. Mais malgré cela, certains trouvaient que l’utilisation du Sandon comme vestiaires était un arrangement qui faisait l’affaire de Houlding seul puisqu’il tirait profit de ses joueurs qui consommaient ses bières. Une lettre publiée dans le Liverpool Echo au moment où la crise avait atteint son paroxysme, en janvier 1892, a suggéré que Houlding n’ait pas voulu que le club soit déplacé du Sandon. L’auteur disait : « c’est un déshonneur pour un grand club comme Everton que les joueurs doivent marcher au milieu des foules de spectateurs les jours de match ». Encore une fois, l’apport de Houlding était volontairement marginalisé, car dire ce que cette lettre disait, c’est oublier les années où le Sandon était indispensable puisque le club ne disposait pas encore des structures nécessaires, sans parler de sa valeur sentimentale comme endroit des premières réunions. À ce propos, il convient de rappeler, pour la petite histoire, que les deux clubs de Houlding ; Everton et, plus tard, LIVERPOOL ont été photographiés pour la toute première fois devant ce fameux pavillon de ' bowls '.

C’était presque la même histoire lorsque Houlding voulait que seules ses bières soient vendues au stade. Tout le monde a dit qu’il a profité considérablement de cet arrangement en oubliant, un peu vite sans doute, que c’était lui qui aidait le club financièrement lorsqu’il fallait acheter des joueurs ou construire des tribunes. Bref, la question du loyer d’Anfield n’était que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. De 100 £, loyer payé par le club en 1884, on devait passer à 250 £ (somme exigée par Houlding en 1889-1890).

Le premier titre de champion d’Angleterre remporté par Everton à l’issue de la saison 1890-1891 n’a pas vraiment arrangé les choses, dans la mesure où il a conforté les uns et les autres dans leurs convictions. Houlding estimait que son club, qui venait d’ajouter le succès sportif au succès financier, pouvait facilement payer le nouveau montant du loyer qu’il exigeait, alors que les autres membres du board qui lui étaient opposés pensaient que le nouveau champion d’Angleterre pouvait désormais continuer à vivre sans Houlding, et qu’il n’y avait donc aucune raison de céder.

Houlding avait une idée pratique et réaliste pour trouver une solution à cette histoire de loyer considéré par certains comme trop élevé. Il voulait transformer le club en une entreprise capable d’acheter Anfield et les terrains aux alentours. Considérée dans son contexte historique, son idée n’avait rien de farfelu. Car l’industrie du football, même naissante, était déjà tellement forte qu’elle était capable de s’acheter des terrains et de construire des stades. On le verra un peu plus loin avec le départ d’Everton d’Anfield. Cette puissance de la nouvelle industrie émanait de l’attachement des gens à leurs nouveaux clubs et de leur volonté de s’identifier à ces nouvelles entités représentant et incarnant leurs villes. La fierté civique investie dans les nouveaux clubs professionnels et leurs stades était cimentée par des équipes dirigeantes et par des investissements locaux.

En homme d’affaire ambitieux et avisé, Houlding avait vu grand pour son club, il voulait lui offrir un grand avenir. Il voulait que son club ait son propre stade et les terrains attenants pour qu’il puisse bientôt s’étendre (construire un centre d’entraînement par exemple). Hélas, la plupart des membres du board n’ont pas partagé sa vision et ont refusé de lui faire confiance comme on va le voir.

Le 15 septembre 1891, John Houlding a présidé une réunion consacrée à cette question. La presse locale y était interdite parce qu’il s’attendait à avoir des ennuis avec elle. Et effectivement l’ennui n’a pas tardé puisqu’au même jour le Liverpool Echo avait rapporté qu’un membre du board disait lors d’une réunion : « on dirait qu’on ne pourra obtenir d’Houlding que la politique de l’autruche en ce qui concerne le loyer du terrain. Il est déterminé à avoir sa part du gâteau et à forcer le club à lui obéir ».

Lors de cette réunion, Houlding a présenté son projet d’achat du stade par le club. La majorité du board a estimé que le prix était élevé et a rejeté donc la proposition du président (même si le développement du football en général et du club en particulier laissaient penser que cet investissement allait devenir très vite rentable). Au lieu d’acheter, les membres du board ont voulu un contrat de location à long terme sur la totalité des terrains. Le loyer de 250 £ exigé par Houlding étant jugé trop élevé, lui aussi, les membres du board ont réagi en lui proposant un loyer inférieur à celui qui était pratiqué à l’époque. Houlding a refusé catégoriquement en déclarant qu’il n’était pas question pour lui de se laisser imposer quoi que ce soit par qui que ce soit. L’histoire retiendra sa phrase : « je ne peux pas comprendre pourquoi un gentleman qui a fait autant pour le club d’Everton doit être traité d’une telle manière ».

Près d’un an et demi plus tard, dans un article de la publication consacrée au match de LIVERPOOL contre Cliftonville en avril 1893, Houlding avait l’occasion de revenir sur ce qui s’était passé lors de cette réunion et de dévoiler les détails de son offre : il proposait d’accorder à Everton un prêt sans intérêt pour que le club puisse continuer à payer le loyer jusqu’au moment où il commencerait à faire des bénéfices qui lui permettraient de rembourser. Si le club fait faillite, Houlding perd tout. Bien qu’aucun bénéfice n’ait été exigé, la question qui a contrarié les membres du board était, semble-t-il, son plan de vendre Anfield et les terrains attenants en réalisant un profit pour lui-même et pour son ami John Orrell. Houlding estimait que cela représentait une récompense raisonnable pour l’investissement qu’il avait risqué dans le club pendant neuf ans.

Après cette réunion du 15 septembre 1891, une évidence s’imposait : la rupture était consommée entre Houlding et ses partenaires au sein de l’équipe dirigeante d’Everton. Tout ce qui restait à faire, d’un côté comme de l’autre, c’était de déclarer officiellement ce qui était encore officieux pour le grand public.

Lorsque les 279 membres du board d’Everton ont décidé, en octobre 1891, de rejeter les propositions de Houlding officiellement, le président a intimé à son club de quitter Anfield Road.

Le 26 janvier 1892, le président était déjà en train de réinventer son club (de créer un "nouveau" Everton en quelque sorte). Le ‘‘ Everton Football Club and Athletic Grounds Company plc’’ fut enregistré à Londres à cette date, et comme le "vieux" Everton n’était pas enregistré en tant que ‘‘plc’’, Houlding espérait pouvoir garder le nom de son club après le départ des membres du board et des joueurs opposés à son projet. Ainsi, il pourrait repartir de zéro mais toujours avec le même nom et dans le même stade. Cela montre à quel point il était habité par son projet et à quel point il était impliqué personnellement avant d’être impliqué financièrement ; Everton était son projet qu’il devait mener à bien, avec ou sans les autres membres du board. Tout cela montre que l’aspect sportif du projet prenait le dessus sur l’aspect financier, car après le départ d’Everton, Houlding n’a pas cherché à exploiter Anfield ou à le vendre pour faire un bénéfice, bien au contraire la construction d’une nouvelle équipe pour y jouer allait lui coûter de l’argent, sans parler du loyer qui serait fixé à 100 £ pour son nouveau club qui n’avait pas du tout les moyens d’Everton. Ce fait historique indiscutable est à mettre au crédit du président : peu importe les points de vue des uns et des autres concernant le loyer ou les autres points litigieux qui ont conduit à la scission, peu importe de savoir qui avait raison et qui avait tort, une chose était sûre ... le président était déterminé à voir le football continuer dans son stade, et c’était tout à son honneur. C’est vraiment la seule chose à retenir aujourd’hui, surtout lorsqu’on en voit le fruit : notre magnifique club.

Le 4 février 1892, lors d’une réunion au conseil du football, il a été décidé que l’on ne pouvait approuver l’adhésion d’un nouveau membre ayant le même nom qu’un membre déjà existant. Le président a vu une partie de son rêve s’envoler : si son nouveau club pouvait continuer à jouer à Anfield, il ne pourrait pas conserver le même nom. Pendant ce temps, ses opposants cherchaient un autre terrain pour quitter le stade.

Au cour de ce même mois de février 1892, Everton FC était prêt à partir lorsque 4 de ses fidèles supporters, dont l’organiste de l’église de Saint Domingo, ont déclaré qu’ils étaient prêts à payer 1000 £ chacun pour aller vers la somme de 8090 £ que coûtait un terrain voisin situé au nord de Stanley Park.

La rupture officielle entre Houlding et Everton a eu lieu le 12 mars 1892. Ce jour-là, un de ses opposants, George Mahon, dirigeait une réunion du board lorsque John Houlding s’était présenté inopinément. Mahon s’était levé pour donner la place d’honneur au président du club. Mai entouré de ses « ennemis », Houlding a refusé de s’y asseoir en prononçant sa célèbre phrase : « je suis ici dans un tribunal, et un criminel ne prend jamais la présidence ». Il a alors quitté le club avec 18-19 autres membres qui lui était restés fidèles.

Le 15 mars 1892, le LIVERPOOL FOOTBALL CLUB est né.

Dans sa maison à Anfield Road, John Houlding avait réuni ce jour-là ses amis les plus proches qui ont quitté Everton avec lui. Ensemble, ils ont décidé de créer un nouveau club. William. E. Barclay, un grand amateur de football, avait suggéré avec insistance qu’ils devaient choisir un nouveau nom : LIVERPOOL.

Barclay était le premier secrétaire d’Everton lorsque le club avait rejoint la Football League en 1888. En toute logique, il était donc le premier à occuper le poste de secrétaire à LIVERPOOL.

Sachant qu’il ne pouvait pas garder le nom d’Everton d’après la décision prise le 4 février, John Houlding a vu grand en acceptant la proposition de son secrétaire et en donnant à son nouveau club le nom de la ville toute entière et non d’un seul quartier. Avant 1894, le club a adopté la couleur rouge de la ville comme couleur de son maillot, et avant 1901 le Liverbird (emblème de la ville) comme blason.

Qui pouvait se douter de l’importance de tout cela à l’époque ? Probablement personne !

Qui pouvait savoir que ce nouveau club récemment fondé allait porter aux quatre coins de la terre le nom, l’emblème et la couleur de sa ville qu’il venait tout juste d’adopter ? Est-ce que John Houlding lui-même savait qu’il était en train de créer une légende ? Imaginait-il un pareil succès pour son nouveau club ? Lui qui a déjà connu le succès avec Everton ...

En tout cas, il ne vivra pas assez longtemps pour voir la gloire du LIVERPOOL FOOTBALL CLUB dans les années 60, 70 et 80 du XXème siècle. Et il est vraiment étonnant de voir à quel point il est oublié aujourd’hui.

Que nous reste-t-il de John Houlding au début du XXIème siècle ? Pas grand-chose, il faut le dire : une plaque de bronze à l’extérieur de la salle des Directeurs à Anfield et une excellente peinture à l’huile conservée au Museum qui nous permet de garder son image ... c’est tout !

Et dire que cet homme était derrière la naissance et le développement de l’industrie du football à Liverpool, et que ses deux club totalisaient depuis 1990 27 titres de champion d’Angleterre (18 pour LIVERPOOL et 9 pour Everton) permettant à la ville de caracoler en tête du classement des villes les plus titrées. C’est toujours le cas, au mois d’août 2007, date de rédaction de cet article, puisque Liverpool devance largement Manchester qui n’a que 18 titres (16 pour United et 2 pour City).

Il est vrai que la légende et la renommée internationale du LIVERPOOL FOOTBALL CLUB ont été bâties par deux entraîneurs hors norme : Bill Shankly et Bob Paisley, mais pour que le talent de ces deux grands entraîneurs s’exprime, il fallait d’abord que notre club existe, sinon, ils auraient parfaitement pu faire carrière ailleurs et donner tout ce qu’ils nous ont donné à un autre club.

L’existence de notre club ! Rien que cela ! Voilà ce que nous devons à John Houlding ...

Honorer deux immenses entraîneurs c’est bien, c’est même nécessaire, mais honorer celui qui a posé la première pierre du grand édifice n’est moins indispensable à mon avis ...

Lorsque la majorité du personnel adjoint et des joueurs était partie avec les membres du board à Goodison Park, il ne restait à John Houlding que trois joueurs de l’équipe première et quelques amis fidèles dont j’ai parlé plus haut. Le nouveau club devait donc être reconstruit à partir de zéro.

Heureusement, il y avait parmi ces fidèles, outre le secrétaire Barclay, un certain John McKenna à qui Houlding a confié la reconstruction de l’équipe. Cet Irlandais dynamique et attirant, surnommé l’honnête, a fait plus que n’importe quelle autre personne pour le football anglais.

Pendant 30 ans, il était directeur à Anfield. Au cours de cette période il a occupé le poste de président à deux reprises. Depuis 1905, il était membre du conseil de la Football Association avant de devenir Président de la Football League en 1910 et Vice-Président de la Football Association en 1928. Il a également servi dans plusieurs comités jusqu'à sa mort en 1936. Il était un homme bien respecté, avec un savoir-faire unique en matière de football. Et comme Houlding était le fondateur du club, McKenna était l’homme du terrain et le cerveau derrière les premiers succès.

L’ascension rapide de John McKenna au sommet du football anglais était la preuve de ses grandes capacités en tant que manager et administrateur. Grâce à un prêt généreux de 500 £ accordé par Houlding, qui n’a jamais été remboursé, et le savoir-faire de McKenna, plus de douze joueurs ont été recrutés en Écosse. Cela valait à LIVERPOOL d’être surnommé « l’équipe de tous les Macs » à cause des noms de famille de ses joueurs qui commençaient par « Mac ». À noter tout de même que parmi tous ces Macs Écossais qui ont fait partie des premières formations, le gardien de but Bill McOwen était Anglais. (Certaines sources estiment entre 7 et 8 le nombre des Macs).

La première demande présentée par LIVERPOOL pour adhérer à la Football League a été rejetée sous prétexte qu’il ne remplissait pas tous les critères stipulés dans le règlement. Un argument qui pourrait faire rire certains étant donné que LIVERPOOL avait le même président, le même secrétaire et le même stade que son prédécesseur, un stade où Everton a joué ses matchs pendant 4 ans ! ! La vérité était toute autre, Everton s’opposait à l’admission de son nouveau rival ... et malheureusement, l’opposition d’un membre fondateur avait été déterminante dans ce refus.

Obligé de rejoindre la Lancashire League pour ses débuts, LIVERPOOL a joué son premier match, amical, à Anfield le premier septembre 1892 contre Rotherham, équipe de la Ligue Centrale. Le même jour, Everton a joué son premier match à Goodison, de l’autre côté de Stanley Park. La rivalité pouvait déjà commencer ! Laquelle des deux équipes allaient soutenir les gens à Liverpool ? Les directeurs de LIVERPOOL ont déclaré dans les journaux : «On ne verra pas un meilleur jeu sur aucun des terrains voisins ». C’était leur message à Everton. Les journaux ont écrit : «Le conseiller J. Houlding a donné le coup d’envoi du match ». LIVERPOOL a gagné le match 7 - 1. McVean a marqué le tout premier but de l’histoire de notre club tôt dans la première mi-temps. La seule déception du jour était le nombre de spectateurs ; une poignée de personnes seulement avait assisté à notre victoire contre plus de 10.000 personnes qui se sont déplacés à Goodison Park.

Deux jours plus tard, LIVERPOOL a joué son premier match dans la Lancashire League, et encore une fois il a offert une victoire écrasante 8 - 0 aux quelques centaines de personnes ayant assisté à cette démonstration convaincante. Le match a été reporté pendant quelques heures à cause de l’arrivée tardive de l’équipe invitée. Le capitaine du jour, McVean, a gagné le toss et a choisi de jouer vers Anfield Road dans la première mi-temps. C’était le début d’une tradition que beaucoup de nos capitaines ont suivi tout au long du XXème siècle, et jusqu'à aujourd’hui, si l’on ne risque pas d’avoir le soleil dans les yeux de notre gardien en deuxième mi-temps, il est de coutume que notre capitaine fasse le même choix quand il gagne le toss.

Ce 3 septembre 1892 reste une journée mémorable dans l’histoire de notre club, non seulement parce qu’il a vu notre premier match officiel à domicile contre Higher Walton se terminer par une formidable victoire 8 - 0 , mais parce qu’il annonçait également le début d’une excellente saison au terme de laquelle LIVERPPOL a remporté facilement le titre de champion de la Lancashire League ainsi que la coupe de district de Liverpool.

Si l’on ajoute à ces deux trophées celui du championnat des équipes de réserves, remporté également par notre club cette saison-là, on constate que LIVERPOOL avait commencé sa longue et glorieuse histoire par un modeste « triplé » : très impressionnant pour un club qui existait depuis moins de 12 mois. Everton commençait déjà à s’inquiéter ; il faut dire qu’il y avait de quoi, mais ce n’était encore rien à côté de ce que l’avenir lui réservait. Le XXème siècle verra les rôles s’inverser, et de quelle manière : Everton deviendra le nain condamné à vivre éternellement dans l’ombre de son géant de voisin. Ce géant que l’Angleterre, l’Europe et le monde entier reteindront son trait caractéristique le plus remarquable en le surnommant Le Géant de la Mersey.

Georges BACCHUS

 

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FC St Gall v Liverpool
Match amical
de préparation à 21h00
le mercredi 15 juillet
au AFG Stadium

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premier

Calendrier 2009-10
le mercredi 17 juin à 11h

 ÉQUIPEJDBPts
1Man Utd
384490
2Liverpool
385086
3Chelsea384483
4Arsenal383172
5Everton
3818

63

Classement complet
2008-09

uefa_cl

Tirage au sort
pour la phase de groupes
le jeudi 27 août 2009
à Monaco

1re journée
le 15/16 septembre 2009

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 ÉQUIPEJ
DB
Pts
1Liverpool
6
+614
2Atletico Madrid
6
+512
3OM6
-24
4PSV Eindhoven
6
-93

Classement complet
2008-09